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1° août 2017

Que sais-tu du chemin ?

Mon enfance confiance, mon enfance obéissance,
j’ai suivi les traces des plus grands, je n’ai pas enfreint  leur loi.
Chemins de ma famille, chemins d’école, chemins d’église,
sentiers battus de la société qui m’a accueillie,
j’ai trouvé vos voies
rudes, ardues, incongrues, insensées,
mais je les ai empruntées docilement afin que vous me reconnaissiez.

Chemin de mes temps de quête d’amour de l’autre, humain,
tu dessines ces années-ci,
un chemin tranquille traversant la campagne,
tu traces cette autre année,
une sente abrupte, dangereuse piste à l’à-pic de la montagne,
tu m’offres cette décennie de vie,
tel autre standard, balisé et rapide,
route nationale et autoroute sur lesquelles je roule,
je vous oublie,
je m’affole des hommes.
Tu déploies en ces dures périodes  de ma vie,
un chemin de croix, austère, puritain, intolérant, sclérosé,
sur ses rails sur lesquels ne se baladent que tram, train ou métro
je m’étourdis dans la ville,
je perds le contrôle de ma vie.

Soudain chemin tu t’effaces, je perds ta trace.
Déroutée,  égarée
en errance dans le désert,
le vide, la désespérance,
je laisse  sable recouvrir toutes traces,
je puise mon eau en aloès
il m’offre au-delà de ses piquants.

C’est l’heure où je quête Ma reconnaissance.
C’est l’heure d’un autre niveau de ma Conscience.
C’est l’heure, chemin,  où tu changes de forme.
Sans boussole, sans tracé linéaire créé au cordeau par les hommes,
te voici
informe, confus, indistinct,

le chemin
« Le Chemin » – 7 juillet 2017

Nouvel éclairage !
J’ai franchi la Porte vers le chemin de Moi,
ton tracé suit,
pas à pas,
dans un  beau désordre,
le dédale de mes prises de Conscience.

Il m’a fallu du temps, belle Conscience, pour reconnaître
ta Lampe sur mon chemin
ton éclairage de ma Voie, en l’Ici et Maintenant,
ta force de flamme Violette pour transmuter mes ombres en Lumière.

Aujourd’hui, en  ce nouveau chemin,
se détachent de moi les vieilles habitudes,
se développent en ego les zones de Silence,
s’ouvre mon écoute, s’ouït mon Cœur,
s’ouvrent tous mes sens : ouïe, odorat, vue, toucher, ressenti
se défait de ma mémoire le chemin rectiligne d’autrefois, de ce temps où je ne savais qui j’étais,
se construit , instant après instant,
les bouts de route, les bouts d’expérience, les bouts de cœur qui croient en Soi !

Je suis portée par l’Amour,
en Haut dans l’Or, en bas en la Lumière, en l’Eau,
partout en la Terre de Gaïa,
mon Cœur s’enveloppe en un carré, se protège en un losange,
mon Cœur s’offre à la Source,
mon Cœur  est libre et ouvert à jamais !

mavag