Mon enfance confiance, mon enfance obéissance, j’ai suivi les traces des plus grands, je n’ai pas enfreint  leur loi. Des Chemins de ma famille aux chemins d’école, des  chemins d’église aux sentiers battus de la société qui m’a accueillie, j’ai trouvé des voies rudes, ardues, incongrues, insensées, mais je me suis laissée portée, emportée par leurs vagues du temps. Leur labyrinthe étrange, je l’ai emprunté docilement puisqu’il m’amenait vers mon but : la reconnaissance des autres.

Que sais-tu du Chemin ?

 

Les vagues du Temps – 30 août 2008

Ô Chemin de mes temps de quête de l’amour de l’humain,
de ces années-là, où tranquillement  tu  me fais traverser la campagne,
de cette année-là, où sente abrupte, dangereuse, tu te fais  piste à l’à-pic de la montagne,
de cette décennie de vie où tu m’offres un standard balisé et rapide,
où tu m’entraînes sur route nationale,  sur autoroute
j’accélère et roule à tout oublier,
jusqu’à ce que, soudain, je m’affole des hommes.

Alors ô Chemin, se déploient les dures périodes de ma vie,
un chemin de croix, austère, puritain, intolérant, sclérosé,
sur des rails où se baladent tram, train et métro,
ils m’étourdissent dans la ville,
j’y perds le contrôle de ma vie.

Soudain, ô Chemin tu t’effaces,
je perds ta trace.

Déroutée,  égarée,
je suis en errance dans le désert.

Je suis vide, désespérée,
le sable recouvre Toutes traces,
au-delà de ses piquants,  l’aloès m’offre son eau
et je sais
L’heure est de la quête de Ma reconnaissance !
L’heure est d’un autre niveau de ma Conscience !

Le Chemin – 07 juillet 2017

 Ô chemin,  tu changes de forme.
Te voici, sans boussole,
sans tracé linéaire créé au cordeau par les hommes,
Te voici informe, confus, indistinct,
Nouvel éclairage !
Je franchis une Porte vers le chemin de Moi,
le tracé suit, pas à pas,
dans un  beau désordre,
le dédale de mes prises de Conscience
Ô Chemin
je reconnais la Lampe de ma Conscience,
elle éclaire ta Voie, en l’Ici et Maintenant,
Flamme Violette l’accompagne, transmute mes ombres en Lumière
Se détachent de moi les vieilles habitudes,
Se développent en ego les zones de Silence,
S’ouvre mon écoute, s’ouït mon Cœur,
S’ouvrent tous mes sens : ouïe, odorat, vue, toucher, ressenti
Se défait de ma mémoire le chemin rectiligne
Se construisent , instant après instant,
Les bouts de route, les bouts d’expérience, les bouts de cœur qui croient en Soi !
Je suis portée par l’Amour, en Haut dans l’Or,
En bas en la Lumière, en l’Eau,
Partout en la Terre de Gaïa,
Mon Cœur s’enveloppe en un carré, se protège en un losange,
Mon Cœur s’offre à la Source,
Mon Cœur  est libre et ouvert à jamais