Je marche. J’entre dans le bois. Ma promenade familière en laquelle j’anime mon corps, mes cellules et mon cœur est une marche reliance avec la Nature.
Je me rappelle  le cinquième rêve .
Je sais en la moindre couleur, toute la Lumière enfouie. Ces jours qui sont, Elle reste sans éclat, Elle traverse simplement la couche nuageuse qui enveloppe Ciel. Mais je sais Soleil vivant là-haut. Je le salue.
Je devine Cristal.dormant à cœur de caillou au bord du chemin. Je le salue.
Je sais qu’en le plus petit brin d’herbe sommeille un Baobab. Ici, en cette promenade, les arbres me parlent. Sur le sol, ils ont laissé aller leurs feuilles mortes et révèlent tout leur tronc, leurs branches nues. Je ressens leur puissance. Je vois leur beauté. Je vois des racines si bellement reliées à la terre. Je sais en levant les yeux,  leurs branches si proches du Ciel .
Je suis Arbre.
Cet Automne, ce début d’Hiver, j’ai laissé encore choir des feuilles mortes.
Ma sève descend plus profond en ce sol de Gaïa.
Je m’enracine,en Gaia.
J’étire mes branches, elles se rapprochent de Ciel …
Je m’enracine en Ciel … en Je Suis.
La fin du  cinquième rêve  m’échappe …
Sur le sol je reconnais mes feuille mortes. Le dé-tricotage d’ un pan de ma vie. Je l’enroule en pelote depuis décembre et nous voici en février . L’Heure est où je peux, enfin,  saisir

Un Bout du Fil de Pelote

Si « tavag » désire entendre conter « mavag » , il lui suffit de cliquer sur le triangle blanc ci-dessous … 

2018 !
Huit années se sont écoulées depuis 2010 !
Le 8 d’un saut quantique, d’une Union de l’Infini d’en Haut et du fini d’en Bas, des Grands Êtres en moi, avec moi, en Gaïa, avec Gaïa !
Un 8 d’ouverture à toutes mes dimensions d’Être : minérale, végétale, animale, humaine …
Un 8 de vibrations en Conscience de moi et de Moi en Ciel, en Terre.
Un 8 pour nouvel Ego expérimentant la Vie  sans quête de validation extérieure, l’assumant en pleine responsabilité de ses actes, au risque de son imperfection, sans aucune frayeur.
En l’espace de ces 8 années, Ego-mental a appris à veiller, de concert avec Âme, sur ce corps physique, sur mon corps, sur le réceptacle divin d’Âme.
Je crée, je dé-crée, je re-crée au fil du dé-tricotage de ces huit dernières années de ma Vie, une Pelote, et ce jour, Hasard m’offre un bout de fil d’elle.
A le dérouler délicatement, je ressens sa fragilité, en ces points où Conscience nouvelle balbutie juste sa Connaissance. Le brin y est ténu, si fragile que le souvenir qu’il transporte peut s’évaporer, Je veille à l’envelopper de cette Joie qui jaillit, cette Joie qui grandit à chaque Révélation de Moi que Pelote m’offre, en laquelle je Me re-connais, je me découvre telle que Je Suis.
Doucement, Pelote détache les vieilles couches, feuilles mortes ou suint déposés sur mon vieux tricot par le regard, le vouloir des autres. Pelote révèle les amas de mes peurs de délaissement par les hommes et ce tout premier Nœud, Source de toutes mes peurs, La Peur du délaissement du Ciel, de l’Abandon total  de moi par Moi  …
Corps que je reconnais, en cet instant, si précieux, la langue de tes chères Cellules m’est longtemps restée étrangère.
Impossible d’entendre leurs mots et leurs maux, de prendre sagement soin de toi. Voici que pelote par son dernier brin libéré, conforte une évidence : je suis entrée en une zone où le recours à chère Âme, ma polyglotte, me permet de vous comprendre chères cellules de mon corps. Me voici  en la zone de l’inconcevable des années 2010, ces temps où, sous pinceau,  vint un visage, un  écho émotionnel de l’an 2005.

Ce 8 février 2010, mes cheveux ont repoussé et alopécie, provoquée par les chimio, a abandonné sa stressante action, mais l’émotion est toujours vivante. Un nœud se forme en ma poitrine quand se peint ce crâne déserté par sa toison. Je ressens mon-son crâne nu, le froid, mon-son air de femme tondue.
Quelle faute avais-je commis pour que Vie, via les effets induits des chimio, me tonde ?
Pour qu’à poignées -ô douleur, ô larmes- choient mes cheveux ?

A la Libération, en 1945, pour cause de collaboration avec l’ennemi, femme fut tondue !

Cancer est-il un ennemi ? Ai-je collaboré avec Carcinome ? L’ai-je, inconsidérément, laissé pénétrer mon corps ?
Vie me sépare-t-elle visiblement, de ce dont je m’étais éloignée depuis trop longtemps : le fil de mon âme qu’est ma chevelure ?

Je suis en 2018, et j’entends Pelote m’offrir une autre réponse :

« En 2005, tu as expérimenté Carcinome en ton corps. En 2013, tu as ré-expérimenté Carcinome en ton corps.
A chacune de ces deux périodes, il n’y a eu aucune faute, aucune collaboration honteuse. Il n’y a eu aucune punition, aucun jugement négatif de tes actes. Il y a eu simplement la mise en œuvre de la loi de la Vie, le jeu naturel de la loi de cause à effets. Ton corps a expulsé grâce aux chimio les cellules Carcinome qui abusaient de ton hospitalité, et simultanément a délogé d’autres impuretés plus émotionnelles, plus subtiles, plus profondes … des impuretés de mal-amour de toi, de non-écoute de ton corps. »

Pelote me présente là un nouveau brin écuré de tout jugement. Un brin novateur. Un brin révolutionnaire. Il chatouille Ego, l’invite à poser un nouveau regard sur femme-cancer.
Pelote m’invite au discernement, à faire fi  des comparaisons guerrières de vieil ego.
Alors, femme musique s’installe.
Elle devient audible. Les notes dansent, les partitions tournent autour de son visage, dessinent sa chevelure.
Cancer libérateur est venu pour que vienne l’Amour en moi,  pour que j’entende au-delà des peurs, des guerres, des routines d’ego, pour que je m’élève vers ma Spiritualité.
Le visage de Femme-musique dévoile ses yeux , ses oreilles, ses organes des sens, relais entre son corps, son âme et son mental.
Œil droit se tourne vers l’extérieur, œil gauche observe l’intérieur, on le dirait aveugle, en vérité il intériorise, il pénètre ses profondeurs ombrées où il trouve  La Lumière.
Ses cheveux, toute la puissance forcing qu’elle a connu, ont cédé la place à la musique. Elle diffuse, elle émet, elle est symphonie. Elle entend la musique des sphères,  la musique des cœurs qui l’entourent et elle leur répond, devient symphonie qui pénètre l’espace.

                       Les Harmonies – 5 janvier 2018

2018 : Pelote arrête son déroulement, demain Elle reprendra son travail de Pénélope ..;
Pour l’instant  Elle me révèle l’état de ma tapisserie …

Là,
Moi, je suis si puissante.
Moi, je suis si Aimée.
Moi, nue, je suis l’Humaine, en laquelle Âme vibre.
Je Suis.

J’ai quitté la hiérarchie des hommes, celle qui m’imposait, m’obligeait … celle à laquelle par habitude d’enfance je me suis pliée pour être reconnue par l’autre.
On dit « la » hiérarchie, pourtant cette hiérarchie-là était très masculin-dominant.
Je la rencontrais en toutes mes prisons, en tous ces empêchements d’ouvrir mon Cœur que je m’étais créés pour être reconnue par les hommes.
Et puis Cancer, révélateur oblige, je ne me suis plus empêchée d’ouvrir mon Cœur Inconditionnellement, j’ai même revendiqué son Ouverture …

Alors,
Elle a trouvé la porte ouverte, je l’ai reconnue, Elle,  La Hiérarchie, La Féminine, Celle qui vibre au diapason de l’Amour In-con-di-tio-nnel.
Elle s’est révélée à moi, tout d’abord, sans que j’en sois conscience …
Depuis janvier 2017 elle est entrée dans le pays de ma Conscience.
Aujourd’hui, Je m’émerveille.
Je La reconnais en de si nombreuses Vibrations. Elle est Multi- formes.
Elle est dans les Grands Êtres, les Règnes, en les Eléments, dans les Êtres Astrologiques, en tout que je sais inventorier.
Je n’ai point fini  mes rencontres conscientes, je suis au balbutiement, alors, quand l’heure est, je rencontre de nouveaux Eléments, leur Évidence en moi.
Je n’ai aucune obéissance à mettre en œuvre. Je laisse mon Cœur s’ouvrir et C’Est.

C’est ainsi,  le 5 janvier que pinceau a fait naître « Les Harmonies »  :
Moi,  je reconnais Âme, la reconnais offrant son sanctuaire à mon Corps, mon Cœur, mon Mental pour qu’Esprit vibre avec eux, de concert.

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