3 décembre 2017
Je relis ce texte et je suis Joie … il est dans l’air du temps de ce mois, en harmonie avec « De conscience en Conscience », de « Astrolabe » … 

Le plus étonnant dans ma vie, ces jours qui sont, est … mon étonnement !
Le plus merveilleux dans ma vie, ces jours qui sont, est  …. mon émerveillement !

Je quitte les modèles d’hier … Je n’ai plus rien à prouver.
Je deviens consciente du monde d’Au-delà et par Lui je m’ouvre à l’étonnement, je m’ouvre à l’émerveillement.

Me figer en ma matérialité -ce corps physique, cette apparence- la comparer à d’autres matérialités dont celles matraquées par les modèles sociaux, s’éloigne de moi. J’entre dans une autre manière de vivre, je la ressens vibration à coeur de moi, joie d’Être qui frappe à la porte du coeur, Vie qui me porte et m’emporte.

Aujourd’hui, c’est la Vie qui me prouve.

En promenade dans les bois ce jour, j’ai rencontré une fleur toute « neuve »:
« Bonjour ! » – lui ai-je dis, regard Douceur, Sourire aux lèvres, Amour au coeur-  » te voici revenue ! Joie pour moi ! Il y a un an, déjà, que je ne t’avais vue ! ».
Puis, j’ai continué ma promenade.
Au coeur de la forêt, j’ai arrêté ma marche devant un grand arbre au tronc solide, aux branches si hautes. Je l’ai remercié d’être là parmi ses condisciples de la forêt, parce que sa présence me donne force à m’enraciner encore, parce que ses branches me donnent élan pour m’élancer plus haut vers le ciel.
J’ai écouté le Vent, il caressait les branches, il portait les chants joyeux des oiseaux qui vibrent du printemps tout nouveau. J’ai félicité l’arbuste qui éclatait ses chatons …

Il est des actes de nos vie qui ne demandent rien que le Silence, l’écoute du Silence !!!

Comment vient Silence en mon mental habitué à créer, à se défendre, à se battre, à résister, à vouloir changer si souvent ce qui est !!!
Ce Printemps me chante la réponse : « Silence vient si je me fais Néant, si je deviens « fainéant », si je me libère des devoirs, des contraintes que j’ai cru base de cette vie, si je laisse simplement la Vie me porter vers Ce qui vient. »

Un vieux leitmotiv sourd dans le lointain : « Où vas-tu ainsi sinon à ta perte ? ».
Et la réponse spontanée est là : « Erreur vieux complice d’un autre âge !!! »
Car, je le sais aujourd’hui, par le Silence je vais dans mon repos. Voici qu’aujourd’hui, j’accomplis les tâches que la Vie m’offre, les mêmes tâches apparemment que celles d’hier, et pourtant, je les accomplis en conscience du faire  et je les vois changer de dimension, ouvrir la porte à ma Paix.

Contemplation – 24 janvier 2011

En fait, Je peins ma vie.
Je la peins comme je peins mes toiles.
Je me livre à la vie spontanée comme je me donne à mes peintures spontanées.

Là, je rencontre les messages de la vraie Vie,
la Joie d’Être,
l’Emerveillement,
l’Etonnement.